Pitch

Comment, quelles que soient les conditions sanitaires, psychologiques, climatiques, économiques ou autres, mettre le maximum de chance de son côté en demandant à votre chef de service un réajustement de votre salaire ?

En 1970 déjà, Georges Perec explore le sujet à sa manière, arithmétique et  facétieuse. Fidèle à l'Oulipo, il parle non seulement d’une augmentation de salaire, mais joue avec l’augmentation progressive du texte. Tout cela entraîne un accroissement d’événements,  d'émotions, donc de significations. Beau programme pour une metteuse en scène !

Le texte, comme un diamant brut, demande à être longuement et délicatement travaillé. Chacune des relectures apporte de nouveaux éléments. Les choix petit à petit s'imposent. Les six "personnages" - la proposition, l'alternative, l'hypothèse positive, l'hypothèse négative, le choix, la conclusion (développés plus haut) - sont distribués à trois comédiens, - deux hommes, une femme - afin d'incarner les "caractères" des ressources humaines d'une entreprise : l'employé, la secrétaire, le sous-chef, le chef, l'Autre. L'introduction de chants apporte des respirations au puzzle. L'espace scénique est découpé en des lieux, des espèces d'espaces. Les costumes et les lumières finalisent ce visuel fort.

La cuisante actualité du sujet résonne aujourd’hui où la souffrance au travail, l’usure mentale, la globalisation et la mondialisation de l’entreprise concerne chacun d’entre nous. Des chants originaux, un jeu chorégraphié, un univers stylisé rappelant les années 70 participent à la réalisation d'un spectacle tout public, drôle et grinçant, fidèle à la richesse de l'univers de Perec.

L'Augmentation est une comédie mordante d'actualité et férocement drôlatique !

Marie Martin Guyonnet

L'Auteur

Georges Perec est né à Paris le 7 mars1936 de parents juifs polonais. Il meurt le 3 mars1982.
En 1965 il reçoit pour son premier livre les Chose le Prix Renaudot puis en 1978 le Prix Médicis pour La vie mode d'emploi.

Nous avons joué

 

Le 5 mai 2015 au  Théâtre de Saint-Lô (50) - Théâtre de St-Lô

Le 7 mai 2015 à Flers (61)

Le vendredi 29 mai  à La Courée à Collègiens (77) - La Courée

Au Théâtre des Corps Saints Festival d'Avignon 2015

Le 1er décembre 2015 au Théâtre du Préau, CDR de Vire Le Preau

Le 10 décembre 2015 à la BNF à Paris pour les  Jeudis de l'Oulipo

Galerie photo

Presse

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Bernard Serf 9 juillet 2015
"Ce que nous proposent Marie Guyonnet et les quatre comédiens qu’elle met en scène est à la fois l’histoire d’une réalisation, celle de l’auteur, et l’histoire d’une dénonciation, celle du mal radical. C’est ambitieux, complexe, difficile. (…) Il faut cependant aller voir « W » parce que tout en douceur (si l’on peut parler de douceur ici) ce spectacle atteint son but. Et c’est aussi pour cela qu’on va au théâtre."
By Slander 19 juillet 2015
"Sans être à proprement parler théâtral, le récit se prête bien à la représentation sur un plateau. La multiplication des comédiens - tous sans défaut - qui portent le texte, n’introduit pas seulement une polyphonie préférable au simple monologue, elle permet de jouer avec le décor et de le faire évoluer au fur et à mesure du récit. Un très bon moyen de découvrir Perec, ou ce texte-ci, pour ceux qui ne les connaissent pas encore. Et le plaisir de les retrouver pour les autres."
Ouest France 22 juillet 2015
"Le spectacle a été reconnu par le ministère de la Défense et des Anciens combattants, dans le cadre du 70e anniversaire de la libération des camps. « Pensé pour être tout public, ce spectacle est très charnel, très marquant, commente Marie Guyonnet. Certains spectateurs repartent avec les larmes aux yeux. C’est plutôt rare au théâtre ! »"
Jean-Noël Grando 8 juillet 2015

"Habillement construit à partir d’un récit autobiographique et d’une fiction, « W » bénéficie de belles idées de mise en scène de Marie Guyonnet. Il faut souligner les éléments simplissimes de décors (quelques échelles de bambous), qui permettent de créer des univers très variés, et de rendre compte de son inventivité. (…) « W » fait appel à l’intelligence du spectateur et c’est un spectacle dont on sort grandi. Une oeuvre salutaire par les temps actuels."